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    Des Saoudiennes dans un stade. Pour la première fois samedi 24 septembre, des centaines de femmes ont pu prendre place dans le stade Roi-Fahd à Ryad, à l'occasion de la fête nationale de ce royaume ultraconservateur qui a donné lieu à des concerts et des feux d'artifice.

    VOIR AUSSI : L'Arabie saoudite rejoint la Commission de la condition de la femme de l'ONU (vous avez bien lu)

    Jusqu'ici, les femmes n'étaient pas admises dans les stades en application de la règle de séparation entre les sexes dans les espaces publics. "Nous espérons qu'à l'avenir, il n'y aura plus de restriction à notre entrée au stade", a confié à l'AFP Oum Abdoulrahmane, vêtue de la traditionnelle abaya noire, avant d'entrer dans le stade pour assister à un spectacle sur l'histoire du pays. "La femme doit avoir le droit d'entrer partout où elle veut, à l'instar des hommes", a-t-elle ajouté.

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    En Arabie saoudite, les femmes n'ont pas le droit de conduire et sont soumises à la tutelle d'un homme de leur famille – généralement le père, le mari ou le frère – pour faire des études ou voyager. Mais dans le cadre de son ambitieux plan de réformes économiques et sociales à l'horizon 2030, Ryad semble assouplir certaines de ces restrictions et tente prudemment de promouvoir des formes de divertissement, malgré l'opposition des ultraconservateurs. "Cela fait quinze ans que je viens seul au stade. Je suis très content de voir que les femmes ont désormais le droit de participer", a expliqué à l'AFP Hasan, un Saoudien.

    Samedi, pour célébrer la 87e fête nationale du royaume, les bâtiments emblématiques de la capitale étaient illuminés de la couleur nationale, le vert, tandis que dans les rues, des hauts-parleurs ont vibré au son de chants patriotiques.

    Ces démonstrations de patriotisme interviennent au moment où le royaume est plongé dans une crise sans précédent avec un pays voisin du Golfe, le Qatar, qu'il accuse notamment de se rapprocher de son grand rival régional, l'Iran. Ryad est aussi embourbé dans une guerre au Yémen où il intervient depuis 2015.

    Dans le cadre de son plan de réformes économiques et sociales pour 2030, Ryad semble assouplir certaines de ces restrictions

    Mohammed ben Salmane, le prince héritier de 32 ans, connu sous l'acronyme "MBS", sera amené à monter sur le trône dans un pays où la moitié de la population a moins de 25 ans, bien que le moment de son ascension reste inconnu. Déjà considéré comme "l'homme fort" du royaume contrôlant les principaux leviers du gouvernement, de la défense à l'économie, MBS donne l'impression de vouloir éliminer toute trace de dissidence avant un éventuel transfert du pouvoir de son père, âgé de 81 ans.

    Les autorités ont arrêté ce mois-ci une vingtaine de personnes, dont des prédicateurs influents et des intellectuels, dans le cadre d'une "campagne coordonnée", selon des militants. Des analystes affirment que nombre de ces dissidents critiquaient la politique étrangère musclée de MBS, comme le boycott du Qatar, ainsi que certaines réformes comme la privatisation d'entreprises publiques et la réduction des subventions de l'État.

    – Avec AFP

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    En Arabie saoudite, des femmes ont été autorisées dans un stade pour la première fois
    Arabie saoudite : des femmes autorisées dans un stade pour la première fois
    Des femmes saoudiennes dans le stade Roi-Fahd à Ryad samedi 23 septembre.
    Fayez Nureldine, AFP
    France 24MondeArabie saouditeDroits des femmesSportÉgalité hommes-femmesfr24http://www.france24.com/fr/20170924-arabie-saoudite-droit-femmes-stade-premiere-mbs-egalite-hommes-femmes2Lundi, septembre 25, 2017 - 10:00280Samedi, l'Arabie saoudite a autorisé pour la première fois des femmes à se rendre dans un stade de Ryad pour assister au spectacle organisé pour la 87e fête nationale du royaume ultraconservateur.0.57090979581576,0.57090979581576,0.57090979581576,0.57090979581576,0.57090979581576,0.57090979581576,0.57090979581576,0.57090979581576,0.57090979581576,0.57090979581576,0.57090979581576,0.57090979581576,0.57090979581576,0.57090979581576,0.57090979581576,0.57090979581576,0.57090979581576,0.57090979581576,0.57090979581576,0.57480289735893,0.57480289735893,0.57480289735893,0.57480289735893,0.57480289735893,0.57480289735893,0.57480289735893,0.57480289735893,0.57418901387151,0.57418901387151,0.57418901387151,0.5719331018494,0.57174168695579,0.57174168695579,0.57174168695579,0.57174168695579,0.57174168695579,0.57112627278709,0.57112627278709,0.57112627278709,0.57112627278709,0.57112627278709,0.57112627278709,0.57096465106522,0.57096465106522,0.57096465106522,0.57096465106522,0.57096465106522,0.57096465106522,0.57096465106522,0.57096465106522WB5183311-F24-FR-20170924_102_D66_5183311facebook|:|http://fr.mash.to/10h6.F|*|twitter|:|http://fr.mash.to/10h6.T|*|googleplus|:|http://fr.mash.to/10h6.G|*|linkedin|:|http://fr.mash.to/10h6.L|*|whatsapp|:|http://fr.mash.to/10h6.W|*|email|:|http://fr.mash.to/10h6.E|*|global_shorty|:|http://fr.mash.to/10h6

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    Petite révolution au royaume wahhabite. Les Saoudiennes seront bientôt autorisées à conduire, selon un décret royal publié, mardi 26 septembre, par l'agence de presse officielle SPA.

    VOIR AUSSI : Des femmes ont été autorisées à se rendre dans un stade pour la première fois en Arabie Saoudite

    Le roi Salmane a ordonné "de permettre d'accorder le permis de conduire aux femmes en Arabie saoudite", indique le texte. Le décret ordonne la formation d'un organe ministériel consultatif dont l'avis sera rendu dans les 30 jours et précise que la mesure entrera en vigueur d'ici juin 2018.

    Aussitôt l'annonce faite, le secrétariat d'État américain a salué "un grand pas allant dans la bonne direction".

    Ce royaume ultraconservateur du Golfe est le seul pays au monde où les femmes n'avaient jusqu'ici pas le droit de conduire. Elles sont également soumises à la tutelle d'un homme de leur famille – généralement le père, le mari ou le frère – pour faire des études ou voyager.

    "Cette décision royale est quelque chose de très important, explique à France 24 Clarence Rodriguez, spécialiste de l’Arabie saoudite et auteure de "La Révolution sous le voile. Mais c’est seulement lorsque les femmes  ne seront plus sous la férule des hommes que l’Arabie saoudite entrera dans l’ère de la modernité. Elle n’en a pour le moment qu’un pied. Et puis, on verra comme cela se passe sur le terrain car il s’agit là d’un décret royal, or la société saoudienne est très conservatrice."

    Des femmes admises dans les stades

    Dans le cadre de son ambitieux plan de réformes économiques et sociales à l'horizon 2030, Riyad semble assouplir certaines des restrictions faites aux femmes et tente prudemment de promouvoir des formes de divertissement, malgré l'opposition des ultraconservateurs.

    Ainsi, à l'occasion de la fête nationale du royaume le 24 septembre dernier, des centaines de femmes ont pu prendre place, pour la première fois, dans le stade Roi-Fahd à Ryad, où étaient organisés des concerts et des feux d'artifice.

    Une publication partagée par @lama_alzeer le

    Jusque-là, les femmes n'étaient pas admises dans les stades, en application de la règle de séparation entre les sexes dans les espaces publics.

    - Avec AFP et Reuters

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    Le roi Salmane d'Arabie saoudite a signé un décret autorisant les femmes à conduire
    Arabie saoudite : le roi signe un décret autorisant les femmes à conduire
    De jeunes Saoudiennes lors du festival Héritage et Culture dans le village d'Al-Thamama, près de Riyad, en février 2016.
    Farez Nureldine, AFP
    France 24MondeArabie saouditeDroits des femmesRoi Salmane d'Arabie saouditeÉgalité hommes-femmesfr24http://www.france24.com/fr/20170926-arabie-saoudite-roi-decret-femmes-autorisees-conduire-salman2Mercredi, septembre 27, 2017 - 03:586371Le roi Salmane a signé un décret autorisant les Saoudiennes à conduire, ont annoncé les médias locaux. La mesure, qui entrera en vigueur d'ici mi-2018, s'inscrit dans un plan de réformes visant à réformer le royaume à l'horizon 2030.0.5712535959104,0.57120513426531,0.57120513426531,0.57118624230632,0.5711713640224,0.57116118621639,0.57116118621639,0.57115301649812,0.57115301649812,0.57115301649812,0.57115301649812,0.57115301649812,0.57110650537612,0.57110650537612,0.57110650537612,0.57110650537612,0.57110650537612,0.57110650537612,0.57107214951736,0.57107214951736,0.57106240555235,0.57105500942683,0.57105500942683,0.57105500942683,0.57105500942683,0.57105500942683,0.57105500942683,0.57102590669241,0.57096448591133,0.57094051089305,0.57094051089305,0.57091982669905,0.57091557401447,0.57091167716045,0.57090966078998,0.57090966078998,0.57090966078998,0.57090966078998,0.57090773911218,0.57090773911218,0.57090773911218,0.57090773911218,0.57090773911218,0.57090735263213,0.57090735263213,0.57090735263213,0.57090735263213,0.57090735263213,0.57090735263213,0.57090735263213WB5184095-F24-FR-20170926_102_D66_5184095facebook|:|http://fr.mash.to/10hi.F|*|twitter|:|http://fr.mash.to/10hi.T|*|googleplus|:|http://fr.mash.to/10hi.G|*|linkedin|:|http://fr.mash.to/10hi.L|*|whatsapp|:|http://fr.mash.to/10hi.W|*|email|:|http://fr.mash.to/10hi.E|*|global_shorty|:|http://fr.mash.to/10hi

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    Il y a quelques jours à peine, le roi Salmane d’Arabie saoudite annonçait que l’interdiction de conduire pour les femmes dans le pays allait prendre fin le 24 juin 2018.

    Une avancée inattendue à laquelle les constructeurs automobiles n’ont pas mis très longtemps pour réagir, pressés de s’adresser à une cible de millions de nouvelles conductrices potentielles dans un des pays les plus riches du monde.

    VOIR AUSSI : Des femmes ont été autorisées à se rendre dans un stade pour la première fois en Arabie Saoudite

    Volkswagen, Ford, Nissan, Land Rover, Cadillac ou encore Kia ont déjà partagé sur les réseaux sociaux une série de nouvelles publicités pour s’adresser à leurs nouvelles clientes :

    Si cette annonce de la fin de l’interdiction de conduire pour les femmes en Arabie saoudie est une superbe nouvelle pour les droits des femmes dans le pays, il y a néanmoins une forte probabilité qu’elles aient tout de même besoin de l’autorisation de leurs pères, de leurs maris, de leurs frères ou même de leurs fils pour acheter une nouvelle voiture.

    "Si vous n’avez pas d’argent, votre tuteur masculin sera le seul à décider si vous pouvez acheter une voiture"

    Le système de tutelle masculine en vigueur dans le pays signifie que les hommes contrôlent légalement les vies des femmes, du berceau à la tombe. Louer un appartement, déposer une plainte, avoir le droit de travailler ou de quitter l’Arabie saoudite, ouvrir un compte en banque : tout cela doit être initié par un homme.

    Rebecca Lindland, analyste de Cox Automotive aux États-Unis, explique à l’agence Associated Press : "Si vous n’avez pas d’argent, votre tuteur masculin sera le seul à décider si vous pouvez acheter ou non une voiture".

    D’après Bloomberg, Toyota occupe 32 % du marché automobile saoudien, suivi par Hyundai avec 24 % de parts. Ce dernier et Nissa sont en négociation pour ouvrir des usines dans le pays.

    – Adapté par Louise Wessbecher. Retrouvez la version originale sur Mashable.

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    Les géants de l'automobile saluent l’autorisation des femmes à conduire en Arabie saoudite
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    En 2014, Aziza Yousef conduisait une voiture sur l'autoroute à Riyad, en Arabie saoudite : un geste engagé qui s'inscrivait dans une campagne contre la loi interdisant aux femmes de conduire.
    HASAN JAMALI/AP/REX/SHUTTERSTOCK
    Gianluca MEZZOFIOREMondeArabie saouditeRoi Salmane d'Arabie saouditeDroits des femmesÉgalité hommes-femmesVoituresIndustrie automobilemash-fr242Vendredi, septembre 29, 2017 - 21:563352Moins d’une semaine après l’annonce de la fin de l’interdiction de conduire pour les femmes en Arabie saoudite, les constructeurs automobiles ont dégainé des publicités à leur intention.0.57291018530524,0.57291018530524,0.57291018530524,0.57291018530524,0.57291018530524,0.57291018530524,0.57291018530524,0.57291018530524,0.57291018530524,0.57214330769955,0.57214330769955,0.57214330769955,0.57214330769955,0.57214330769955,0.57214330769955,0.57214330769955,0.57214330769955,0.57214330769955,0.57214330769955,0.57214330769955,0.57214330769955,0.57214330769955,0.57214330769955,0.57214330769955,0.57214330769955,0.57214330769955,0.57214330769955,0.57178562808668,0.57178562808668,0.57178562808668,0.57143681213163,0.57134727156916,0.57134727156916,0.57134727156916,0.57134727156916,0.57134727156916,0.57134727156916,0.57134727156916,0.57134727156916,0.57134727156916,0.57134727156916,0.57134727156916,0.57134727156916,0.57134727156916,0.57134727156916,0.57134727156916,0.57134727156916,0.57134727156916,0.57134727156916,0.57134727156916facebook|:|http://fr.mash.to/10iP.F|*|twitter|:|http://fr.mash.to/10iP.T|*|googleplus|:|http://fr.mash.to/10iP.G|*|linkedin|:|http://fr.mash.to/10iP.L|*|whatsapp|:|http://fr.mash.to/10iP.W|*|email|:|http://fr.mash.to/10iP.E|*|global_shorty|:|http://fr.mash.to/10iP

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    L'administration de Donald Trump a annulé vendredi 6 octobre, au nom des convictions religieuses et morales, une disposition de la loi "Obamacare" qui obligeait les employeurs à prendre en charge les mesures de contraception dans la couverture santé de leurs employées.

    "Le président estime que la liberté de pratiquer sa foi est un droit fondamental dans ce pays et c'est ce dont il s'agit aujourd'hui", a souligné la porte-parole de la Maison Blanche Sarah Huckabee Sanders devant les journalistes.

    VOIR AUSSI : Donald Trump se fiche pas mal de passer pour un dingue, c'est même une stratégie

    L’annonce de cette mesure a provoqué une immédiate levée de bouclier de la part de l’opposition démocrate, l’association de défense des droits des femmes, le planning familial, mais aussi les obstétriciens, les gynécologues et de simples citoyens. Le hashtag #HandsOffMyBC (#TouchePasÀMaContraception) est apparu parmi les sujets les plus commentés dans le monde sur Twitter vendredi.

    Plaintes et recours déposés

    L'Union américaine pour les libertés civiles (ACLU), puissante organisation américaine de défense des droits civiques, a porté plainte dès vendredi contre la décision de l'administration Trump.

    D'autres recours devraient suivre, des États à majorité démocrate se déclarant prêts à saisir à leur tour la justice contre la décision annoncée vendredi. Ainsi Xavier Becerra, "Attorney General" de Californie, a annoncé qu'il était "prêt à engager toute action nécessaire" pour défendre cette disposition issue de l'Obamacare, la réforme de l'assurance maladie promulguée par Barack Obama en 2010.

    Victoire des chrétiens conservateurs

    La disposition obligeant les employeurs à inclure la contraception dans les couvertures santé faisait l'objet de contestations de la part de groupes conservateurs quasiment depuis la promulgation de la loi en 2010.

    Au cours d'une longue bataille juridique, la Cour suprême avait donné raison en 2014 à deux entreprises qui refusaient, au nom de leurs convictions religieuses, de se conformer à la loi Obamacare sur certains moyens de contraception.

    - Avec AFP et Reuters

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    L'administration Trump entrave l'accès à la contraception aux États-Unis
    L'administration Trump entrave l'accès à la contraception aux États-Unis
    Des manifestants attachés à la prise en charge des mesures contraceptives devant la cour suprême à Washington le 30 juin 2014.
    Chip Somodevilla, Getty Images, AFP, Archive
    France 24MondePilule contraceptiveDroits des femmesDonald TrumpÉtats-UnisObamacarefr24http://www.france24.com/fr/20171007-administration-trump-acces-contraception-etats-unis-obamacare-remboursement1Samedi, octobre 7, 2017 - 16:231087La décision de l'administration Trump d'introduire des dérogations à l'obligation faite aux employeurs de fournir une assurance maladie couvrant les frais de contraception a engendré, vendredi, une levée de bouclier aux États-Unis.0,0,0,0.57090721686989,0.57090721686989,0.57090721686989,0.57090721686989,0.57090721686989,0.57090721686989,0.57090721686989,0.57090721686989,0.57090721686989,0.57090721686989,0.57090721686989WB5187408-F24-FR-20171007_102_D66_5187408facebook|:|http://fr.mash.to/10kB.F|*|twitter|:|http://fr.mash.to/10kB.T|*|googleplus|:|http://fr.mash.to/10kB.G|*|linkedin|:|http://fr.mash.to/10kB.L|*|whatsapp|:|http://fr.mash.to/10kB.W|*|email|:|http://fr.mash.to/10kB.E|*|global_shorty|:|http://fr.mash.to/10kB

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    Les agressions sexuelles qui se sont succédé place Tahrir au Caire en 2011, et dont la presse s’est largement fait écho à l’époque, avaient fortement écorné la réputation de la capitale égyptienne. Six ans après, la situation est loin de s’être améliorée. La mégalopole de 16,5 millions d’habitants est devenue la ville la plus dangereuse au monde pour les femmes, selon une enquête de la Fondation Thomson Reuters.

    VOIR AUSSI : Pourquoi il est indécent d'exiger des femmes qui témoignent avec #balancetonporc qu'elles portent plainte

    L’étude, qui a désigné Londres, Tokyo et Paris comme les villes les plus favorables pour les femmes (parmi les 19 villes de plus de 10 millions d’habitants étudiées), s’est appuyée sur quatre critères pour établir son classement : les violences sexuelles, l’accès à la santé, les opportunités au niveau économique ainsi que les pratiques culturelles. Le Caire termine en dernière position, derrière New Dehli, Karachi et Kinshasa.

    En cause : le harcèlement devenu le lot quotidien de nombreuses Cairotes ces dernières années. "Tout est difficile en ville pour les femmes. On les voit lutter dans tous les domaines. Une simple balade dans la rue peut les exposer au harcèlement, verbal ou physique”, estime la journaliste égyptienne défenseuse des droits des femmes Shahira Amin.

    Les Égyptiennes pointées du doigt pour leur comportement

    Au-delà du classement général, l'étude de Thomson Reuters a également noté les villes sur chacun des quatre critères pris séparément. Ainsi, en matière les violences sexuelles (viol, agression ou harcèlement), Le Caire figure en troisième position des mégalopoles les plus dangereuses au monde.

    L’attitude des Égyptiennes est pointée du doigt pour justifier ces comportements déviants, rapporte l'étude qui évoque ne serait-ce que le fait de rire en public. Un postulat inculqué aux Égyptiens dès leur plus jeune âge. En 2014, des écoliers et des écolières du Caire ont été filmés en train de parler de harcèlement par un groupe appelé Dignity Without Borders. Les garçons ont estimé que l’agression était provoquée par le comportement des filles. De leur côté, les filles ont également dressé la liste des agissements féminins qui selon elles suscitaient de tels comportements.

    Reste qu’il existe peu de statistiques sur ce sujet en Égypte. Selon une étude menée par le Centre égyptien pour les droits des femmes en 2008, 83 % des femmes ont déclaré avoir été harcelées sexuellement, beaucoup d'entre elles quotidiennement, et 62 % des hommes reconnaissaient avoir harcelé le sexe opposé. Pour les défenseurs de la cause féminine, le pourcentage de femmes harcelées est sous-estimé en raison de nombreuses personnes qui ne souhaitent pas s’exprimer sur la question.

    Neuf femmes sur 10 mutilées

    En matière de pratiques culturelles, notamment les mutilations génitales féminines, les mariages forcés de mineures et l'infanticide des filles, Le Caire arrive une nouvelle fois en bas de classement. Selon une enquête sur les problèmes de santé menée en Égypte en 2015, environ neuf femmes sur dix souffrent d'un retrait partiel ou total des organes génitaux externes, pratique pourtant illégale depuis 2008. Par ailleurs, 17 % des filles sont mariées avant l'âge de 18 ans et 2 % avant l'âge de 15 ans.

    "L’économie est devenue si mauvaise que la condition des femmes s’est fortement dégradée et ne fait plus partie des priorités"

    La situation économique au Caire n’est guère plus glorieuse. En avant-dernière position après Kinshasa, la capitale égyptienne a vu son dynamisme économique décliner depuis 2011. Les chiffres de la Banque mondiale montrent que la participation des femmes au marché du travail était de 23 % en 2016, contre 26 % en 1990. D'après les chiffres américains, 65 % des femmes égyptiennes de plus de 15 ans sont alphabétisées contre 82 % auparavant. Et comme souvent, les femmes ont été les premières touchées par la hausse du chômage dans le pays.

    Ces freins à l’émancipation financière des femmes ne sont pas sans conséquences sur leur accès à la santé, dernière critère de cette étude. Là encore, Le Caire a pris la troisième place du classement en partant du bas.

    "Ce n’est pas le moment"

    "L’économie est devenue si mauvaise au cours des deux, trois dernières années que la condition des femmes s’est fortement dégradée et ne fait plus partie des priorités", a constaté pour la fondation Thomson Reuters Omaima Abou-Bakr, le co-fondateur de Women and Memory Forum, une ONG qui lutte pour améliorer la place des femmes dans le monde arabe. "Ce n’est pas le moment", est devenue la réponse ordinaire donnée aux Égyptiennes réclamant plus de droits.

    L'étude de la Fondation Thomson Reuters n'est pas la première à identifier l'Égypte comme un lieu hostile aux femmes. Le pays était déjà arrivé en tête de liste des endroits les plus dangereux pour les femmes à l'issue d'un sondage Trip.com publié en août, en grande partie à cause du harcèlement verbal et sexuel. Pourtant, Naglaa el-Adly, membre de l'ONG indépendante National Council for Women, rappelle que le président Abdel Fattah al-Sisi a décrété qu'en Égypte, 2017 serait l'année de la femme.

    Adapté de l'anglais par Ségolène Allemandou, initialement publié sur le site de France 24.

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    Le Caire est devenu la ville la plus dangereuse au monde pour les femmes
    Le Caire, ville la plus dangereuse au monde pour les femmes
    Des manifestantes égyptiennes protestent contre le harcèlement sexuel au Caire, le 12 février 2013.
    Khaled Desouki, AFP
    Monique EL-FAIZYMondeÉgypteDroits des femmesHarcèlementfr24http://www.france24.com/fr/20171017-egypte-le-caire-ville-plus-dangereuse-monde-femmes2Jeudi, octobre 19, 2017 - 00:001450La capitale égyptienne est la mégalopole la plus dangereuse au monde pour les femmes, selon un rapport de la fondation Thomson Reuters. La ville est, semble-t-il, bien plus hostile à la gente féminine depuis 2011. 0.7435783333356,0.7435783333356,0.7435783333356,0.7435783333356,0.7435783333356,0.7435783333356,0.7435783333356,0.7435783333356,0.7435783333356,0.7435783333356,0.7435783333356,0.7435783333356,0.7435783333356,0.7435783333356,0.7435783333356,0.7435783333356,0.7435783333356,0.7435783333356,0.7435783333356,0.7435783333356,0.7435783333356,0.7435783333356,0.7435783333356,0.7435783333356,0.7435783333356,0.7435783333356,0.7435783333356,0.7435783333356,0.7435783333356,0.7435783333356,0.7435783333356,0.7435783333356,0.7435783333356,0.7435783333356,0.7435783333356,0.7435783333356,0.7435783333356,0.7435783333356,0.7435783333356,0.7435783333356,0.7435783333356,0.7435783333356,0.7435783333356,0.7435783333356,0.7435783333356,0.7435783333356,0.7435783333356,0.7435783333356,0.7435783333356,0.7435783333356WB5190601-F24-FR-20171017_102_D66_5190601facebook|:|http://fr.mash.to/10oD.F|*|twitter|:|http://fr.mash.to/10oD.T|*|googleplus|:|http://fr.mash.to/10oD.G|*|linkedin|:|http://fr.mash.to/10oD.L|*|whatsapp|:|http://fr.mash.to/10oD.W|*|email|:|http://fr.mash.to/10oD.E|*|global_shorty|:|http://fr.mash.to/10oD

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    L’affaire Weinstein en aura fait jaillir, des mots. À leur lecture, on a écarquillé les yeux et on a fini, un peu hébété, par se dire que "même si l’on savait", on n’imaginait pas qu’autant de femmes auraient à les prononcer.

    VOIR AUSSI : Pourquoi il est indécent d'exiger des femmes qui témoignent avec #Balancetonporc qu'elles portent plainte

    Depuis près d’une semaine, sur Twitter, elles sont des centaines de milliers à avoir choisi d’évoquer cette (et parfois ces) fois où elles furent victimes de harcèlement ou d’agression sexuelle. Parfois, leur expérience, bien que douloureuse, ne peut être qualifiée de ni l’un ni l’autre. Mais sous les hashtags #MeToo, #Balancetonporc, #YoTambien, #QuellaVoltaChe, #גםאנחנו ou encore نا_كمان#, la case juridique dans laquelle rentreraient ces actes, ces gestes ou ces paroles humiliantes importe peu. Témoigner pour prendre conscience de l’ampleur d’un problème que l’on ne peut plus taire, voilà surtout de quoi il s'agit.

    En France, #Balancetonporc aura également rassemblé en cinq jours près de 350 000 messages

    Aujourd’hui, plus d’1,2 million de tweets ont été postés sous le hashtag #MeToo lancé par l’actrice Alyssa Milano, dimanche 15 octobre. On a depuis appris que ce mouvement existait en réalité depuis plus d’une décennie, après avoir été créé par l’activiste afroféministe Tarana Burke pour dénoncer les violences sexuelles faites aux femmes de couleur.

    Précédé d’un dièse, #MeToo aura été tout particulièrement utilisé en Suède, au Canada, en Norvège, au Danemark et bien sûr, aux États-Unis. On l'aura aussi aperçu à maintes reprises sur le Web britannique, australien, indien ou encore japonais. En France, #Balancetonporc aura, lui, rassemblé près de 350 000 messages en cinq jours, dont plus de 17 000 témoignages recensés, selon une étude Odoxa-Dentsu Consulting.

    La déclinaison espagnole du mouvement, #YoTambien, s’est, elle, propagée sur les réseaux sociaux au Mexique, en Espagne et partout en Amérique du Sud.

    En Italie, "Que Volta Che", qui signifie "Cette fois-là", a également encouragé les internautes à confier leurs pénibles expériences. On attribue d'ailleurs la première utilisation de ce hashtag italien à l’auteure Giula Blasi, avant même le lancement de MeToo.

    En hébreu, גםאנחנו se traduit cette fois pas "Nous aussi". Mercredi, un quoditien israëlien a choisi de le faire apparaître en gros caractères sur sa une, illustrant les témoignages de six Israéliennes. En arabe, "Ana kaman" prend également le sens de "Moi aussi". On l’a vu notamment utilisé en Égypte, dont la capitale, Le Caire, a été déclarée comme la ville la plus dangereuse au monde pour les femmes.

    Enfin, en Chine, un éditorial du China Daily affirmant qu’un mouvement #MeToo ne pourra jamais éclater dans le pays compte tenu de ses "traditions" et de l’instinct "protecteur de ses hommes envers les femmes" a suscité une vive polémique sur les réseaux sociaux nationaux. L’article a depuis été retiré. Une preuve de plus que le harcèlement est malheureusement universel.

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    #YoTambien, أنا_كمان# : ces hashtags nous ont aussi rappelé que le harcèlement n’a pas de frontières
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    Mashable FR
    Marine BENOITMondeHarcèlementHarvey WeinsteinTwitterDroits des femmesFéminismeRéseaux sociauxmash-fr240Vendredi, octobre 20, 2017 - 09:3035Depuis l'affaire Harvey Weinstein, les témoignages abondent dans le monde entier, prouvant à quel point la parole des victimes de harcèlement et d’agressions sexuelles mérite d'être libérée. Et combien ces violences sont banalisées.0,0,0facebook|:|http://fr.mash.to/10oq.F|*|twitter|:|http://fr.mash.to/10oq.T|*|googleplus|:|http://fr.mash.to/10oq.G|*|linkedin|:|http://fr.mash.to/10oq.L|*|whatsapp|:|http://fr.mash.to/10oq.W|*|email|:|http://fr.mash.to/10oq.E|*|global_shorty|:|http://fr.mash.to/10oq

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    Les autorités d'Arabie saoudite vont autoriser les femmes à assister à des évènements sportifs dans trois stades du pays à partir de 2018, une première dans ce royaume ultraconservateur.

    "Début de la préparation de trois stades à Riyad, Jeddah (ouest) et Dammam (est) pour accueillir des familles à partir de début 2018", a annoncé l'Autorité générale du sport sur Twitter.

    VOIR AUSSI : Nissan, Ford et d’autres constructeurs automobiles saluent l’autorisation des femmes à conduire en Arabie saoudite

    Elles y étaient jusque là interdites en raison de la règle de séparation des sexes dans l'espace public – règle qui imposera des travaux d'aménagement dans les stades existants. Le 23 septembre, les femmes avaient déjà pu venir assister aux feux d'artifice et célébrations de la fête nationale saoudienne dans le stade de Riyad.

    Un assouplissement progressif pour les femmes

    Cette décision intervient alors que le royaume du Golfe a récemment entamé un assouplissement des restrictions imposées aux femmes.

    En septembre, le roi Salmane a autorisé les Saoudiennes à conduire à partir de juin 2018, une décision historique dans le dernier pays au monde qui interdisait aux femmes de prendre le volant.

    Ces assouplissements rentrent dans le cadre du plan de réformes économiques "Vision 2030" pour limiter la dépendance du pays au pétrole. La promotion des formes de divertissement et l'intégration des femmes à l'économie du pays devraient soutenir cette émancipation, malgré l'opposition des ultraconservateurs saoudiens.

    Avec AFP

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    L'Arabie saoudite autorisera les femmes à se rendre dans les stades à partir de 2018
    L'Arabie saoudite autorisera les femmes à se rendre dans les stades à partir de 2018
    Une femme arrive dans un stade de Riyad, la capitale saoudienne, pour les célébrations de la fête nationale le 23 septembre 2017.
    Fayez Nureldine, AFP
    France 24MondeArabie saouditeDroits des femmesÉgalité hommes-femmesSportfr24http://www.france24.com/fr/20171029-arabie-saoudite-femmes-autorisees-stades-sport-vision-20301Lundi, octobre 30, 2017 - 15:553864Les femmes saoudiennes seront autorisées à entrer dans les stades du pays à partir de 2018 pour assister à des événements sportifs. Une nouvelle avancée pour les droits des femmes dans le royaume.0.57119328026732,0.57119328026732,0.57119328026732,0.57112961889844,0.57112961889844,0.57112961889844,0.57112961889844,0.57112961889844,0.57112961889844,0.57112961889844,0.57108159630995,0.57108159630995,0.57108159630995,0.57108159630995,0.57108159630995,0.57108159630995,0.57108159630995,0.57108159630995,0.57108159630995,0.57108159630995,0.57108159630995,0.57102319487513,0.57102319487513,0.57102319487513,0.57102319487513,0.57102319487513,0.57102319487513,0.57102319487513,0.57102319487513,0.57102319487513,0.57102319487513,0.57102319487513,0.57102319487513,0.57102319487513,0.57102319487513,0.57098027656995,0.57098027656995,0.57098027656995,0.57098027656995,0.57098027656995,0.57098027656995,0.57098027656995,0.57098027656995,0.57098027656995,0.57098027656995,0.57098027656995,0.5709123676371,0.5709123676371,0.5709123676371,0.5709123676371WB5194411-F24-FR-20171029_102_D66_5194411facebook|:|http://fr.mash.to/10qk.F|*|twitter|:|http://fr.mash.to/10qk.T|*|googleplus|:|http://fr.mash.to/10qk.G|*|linkedin|:|http://fr.mash.to/10qk.L|*|whatsapp|:|http://fr.mash.to/10qk.W|*|email|:|http://fr.mash.to/10qk.E|*|global_shorty|:|http://fr.mash.to/10qk

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    En principe, elles auraient dû se plier au jeu de donner leurs mensurations. Finalement, les candidates à l'élection de Miss Pérou 2018 ont choisi de remplacer leurs tours de taille et de hanches par d'autres chiffres : ceux des femmes victimes de violences dans leur pays.

    VOIR AUSSI : En Russie, une tatoueuse camoufle les cicatrices des victimes de violences conjugales

    Une introduction importante, qui s'éloigne des discours des concours de beauté d'ordinaire plutôt classiques. Ça se passe à partir de 3"40 min :  

    "Mon nom est Camila Canicoba, je représente le département de Lima. Mes mensurations sont : 2.202 cas de fémicides durant ces neuf dernières années dans mon pays". 

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    "Mon nom est Juana Acevedo, mes mensurations sont : plus de 70% des femmes dans notre pays sont victimes de harcèlement de rue"

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    "Mon nom est Luciana Fernández, je représente la ville de Huánuco, mes mensurations sont : 13000 jeunes filles mineures sont victimes d'abus sexuels chaque année dans mon pays".

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    Chaque candidate a ainsi donné un chiffre représentatif des abus envers les femmes ayant lieu au Pérou. 

    Comme le rapporte le site Buzzfeed, cette initiative a été imaginée par Jessica Newton, ancienne Miss Pérou 1987 et organisatrice de cette édition 2017. "Ceux qui ne dénoncent pas et ceux qui ne font rien pour que cela cesse se rendent complices", a estimé l'ex-Miss. 

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    Les candidates de Miss Pérou dénoncent les violences faites aux femmes durant leur élection
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    MI CANAL PERU
    Ana BENABSMondeConcours de beautéTélévisionDroits des femmesmash-fr242Mercredi, novembre 1, 2017 - 01:142875Lors de l'élection de Miss Pérou 2018, les candidates ont remplacé les chiffres de leurs mensurations par le nombres de femmes victimes de violences dans leur pays.0.57339159069215,0.57326007900026,0.57326007900026,0.57319468349204,0.57319468349204,0.57319468349204,0.57319468349204,0.57285797829342,0.57285797829342,0.57285797829342,0.57285797829342,0.57285797829342,0.572606290446,0.57253258529408,0.57247841769174,0.57243859227604,0.57243859227604,0.57243859227604,0.57232429240344,0.57224503351018,0.57221251564126,0.57218842183045,0.57218842183045,0.57218842183045,0.57218842183045,0.57203418807333,0.57203418807333,0.57203418807333,0.57203418807333,0.57203418807333,0.57203418807333,0.57203418807333,0.57203418807333,0.57203418807333,0.57203418807333,0.57177521764938,0.57177521764938,0.57172293151458,0.57172293151458,0.57172293151458,0.57167840359268,0.571650769797,0.571650769797,0.571650769797,0.57160458728532,0.57145754005855,0.57113618158561,0.57113618158561,0.57113618158561,0.57113618158561facebook|:|http://fr.mash.to/10rR.F|*|twitter|:|http://fr.mash.to/10rR.T|*|googleplus|:|http://fr.mash.to/10rR.G|*|linkedin|:|http://fr.mash.to/10rR.L|*|whatsapp|:|http://fr.mash.to/10rR.W|*|email|:|http://fr.mash.to/10rR.E|*|global_shorty|:|http://fr.mash.to/10rR

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    Les inégalités entre les hommes et les femmes se sont de nouveau creusées cette année, pour la première fois après 10 ans de progrès constants en matière de parité des genres. C’est ce que rapporte, jeudi 2 novembre, le Forum économique mondial (WEF) dans son rapport annuel sur la parité portant sur 144 pays. Au rythme actuel, les inégalités entre les hommes et les femmes au travail ne disparaîtront pas avant 2234, alors que l'an dernier, elle avançait un horizon de 170 ans pour atteindre cet objectif.

    VOIR AUSSI : L'Arabie saoudite autorisera les femmes à se rendre dans les stades à partir de 2018

    Pour la 4e année consécutive, le fossé entre les genres dans le domaine de l'emploi s'est en effet creusé, rejoignant le niveau de 2008. Globalement, l'année 2017 "marque un coup d'arrêt après une décennie de progrès lents mais constants en termes d'amélioration de l'égalité des sexes, puisque l'écart entre les genres à l'échelle du monde s'est creusé pour la première fois depuis la publication du premier rapport en 2006", souligne le WEF.

    Au rythme actuel, il faudra encore un siècle pour combler l'écart global entre les hommes et les femmes à l'échelle de la planète, contre 83 ans l'année dernière.

    L’économie et la santé en première ligne

    Derrière ce recul se cache un creusement de l'écart entre les hommes et les femmes dans les quatre piliers étudiés par les experts : le monde du travail, l'éducation, la santé et la politique. "Les domaines où les disparités entre les genres demeurent les plus difficiles à surmonter sont l'économie et la santé", tandis que "le fossé politique est celui où les disparités entre les sexes sont les plus criantes et il pourrait mettre 99 ans à se résorber", pointe le WEF.

    Les domaines où les disparités entre les genres demeurent les plus difficiles à surmonter sont l'économie et la santé

    Compte tenu des tendances actuelles, l'écart entre les genres dans le domaine de l'éducation pourrait lui être comblé d'ici 13 ans.

    En 2017, l'Europe de l'Ouest demeure la région la plus performante en matière de réduction des inégalités de genre, devant l'Amérique du Nord. La région Moyen-Orient et Afrique du Nord est en revanche la moins bien classée.

    La France, premier pays du G20 en matière de partié

    Parmi les pays du G20, la France se classe au premier rang pour la parité, suivie de l'Allemagne, du Royaume-Uni, du Canada, de l'Afrique du Sud et de l'Argentine.

    Dans le classement général, qui reste dominé par les pays du Nord de l'Europe - Islande, Norvège et Finlande - la France gagne six places et arrive au 11e rang, grâce notamment à ses progrès en matière d'égalité dans le domaine politique. En 2006, lors du premier rapport, elle était en 70e position. "Le challenge pour la France est maintenant d'améliorer son score au niveau du pilier économique, où elle arrive 64e pour la deuxième année consécutive", a relevé l'étude.

    Les États-Unis ont en revanche perdu quatre places et se retrouvent au 49e rang du classement général en raison de la diminution de la représentation des femmes en politique.

    Avec AFP

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    L'égalité femmes-hommes a décliné autour du monde pour la première fois en dix ans
    L’année 2017 marque un "coup d’arrêt" pour l’égalité femmes-hommes
    Une manifestation pour les droits des femmes à Los Angeles, le 1er octobre 2017.
    Mark Ralston, AFP
    France 24MondeÉgalité hommes-femmesDroits des femmesTravailSantéÉducationPolitiquefr24http://www.france24.com/fr/20171102-annee-2017-marque-coup-arret-egalite-femmes-hommes-parite-wef2Jeudi, novembre 2, 2017 - 19:00688Dans son rapport annuel sur la parité, le Forum économique mondial affirme jeudi que les inégalités entre les femmes et les hommes se sont creusées pour la première fois cette année, après 10 ans de progrès.0.57090761102727,0.57090761102727,0.57090761102727,0.57090761102727,0.57090761102727,0.57090761102727,0.57090761102727,0.57090761102727,0.57090761102727,0.57090761102727,0.57090761102727,0.57090761102727,0.57090761102727,0.57090761102727,0.57090761102727,0.57090761102727,0.57090761102727,0.57090761102727,0.57090761102727,0.57090761102727,0.57090761102727,0.57090761102727,0.57090761102727,0.57090761102727,0.57090761102727,0.57090761102727,0.57090761102727,0.57090761102727,0.57090761102727,0.57090761102727,0.57090761102727,0.57090761102727,0.57090761102727,0.57090761102727,0.57090761102727,0.57090761102727,0.57090761102727,0.57090761102727,0.57090761102727,0.57090761102727,0.57090761102727,0.57090761102727,0.57090761102727,0.57090761102727,0.57090761102727,0.57090761102727,0.57090761102727,0.57090761102727,0.57090761102727,0.57090761102727WB5195466-F24-FR-20171102_102_D66_5195466facebook|:|http://fr.mash.to/10ri.F|*|twitter|:|http://fr.mash.to/10ri.T|*|googleplus|:|http://fr.mash.to/10ri.G|*|linkedin|:|http://fr.mash.to/10ri.L|*|whatsapp|:|http://fr.mash.to/10ri.W|*|email|:|http://fr.mash.to/10ri.E|*|global_shorty|:|http://fr.mash.to/10ri

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    Cette année, l'Inde se place au 108ème rang (sur 144) du classement des pays respectant les droits des femmes, selon un rapport publié par le World Economic Forum jeudi 2 novembre. Une chute importante puisqu'en 2016, le pays se trouvait à la 87ème position. 

    VOIR AUSSI : En Inde, une jeune fille a utilisé Facebook pour prouver qu'elle avait été mariée de force à l'âge de 12 ans

    Le World Economic Forum s'intéresse chaque année aux inégalités entre hommes et femmes à travers le monde. Si certains pays évoluent vers une certaine équité des sexes, l'Inde continue de creuser l'écart entre hommes et femmes au cours du temps, comme le résume le site Quartz

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    Approche du cycle de la vie d'une femme en Inde.

    En se basant sur plusieurs paramètres (la santé, l'éducation, l'économie et la protection), les chercheurs ont évalué les différents degrés d'inégalités en Inde selon des secteurs distincts, et le bilan est accablant. 

    Du côté de la santé, le pays atteint la 141ème place sur 144, avec l'un des taux d'égalité les plus bas du monde. 

    Économiquement, il atteint la 139ème posititon sur 144. Logique, puisque seulement 28% des femmes occupent un emploi, et 66% de ces emplois sont non-payés. 

    Un peu d'espoir en éducation, avec la 112ème place, et beaucoup de progrès côté politique, puisque l'Inde occupe le 15ème rang mondial (20% des emplois dans le domaine sont occupés par des femmes). 

    En matière de protection, les femmes indiennes sont toujours largement soumises aux hommes comme le prouve ce graphique : il fait état des femmes ayant subi des violences conjugales au cours de leurs vies, dans certaines villes du pays. 

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    L'étude va plus loin, puisqu'elle classe ensuite les villes indiennes en matière d'égalité, et ce par catégorie citées précédemment.

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    En conclusion de ces travaux, on apprend qu'il faudrait 100 ans à l'Inde pour pallier le gap d'inégalités entre hommes et femmes, contre 83 ans estimés l'an dernier. Des nouvelles inquiétantes quant à l'avenir et la sécurité des femmes indiennes. 

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    L'Inde est en train de devenir l'un des pires endroits où vivre pour une femme
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    HINDUSTAN TIMES/GETTY IMAGES
    Ana BENABSMondeIndeDroits des femmesJusticemash-fr242Samedi, novembre 4, 2017 - 15:011617Selon un classement mondial, l'Inde serait en passe de devenir l'un des pays les plus hostiles à l'égalité hommes/femmes.0.57311996845592,0.57311996845592,0.57311996845592,0.57311996845592,0.57311996845592,0.57311996845592,0.57311996845592,0.57311996845592,0.57311996845592,0.57311996845592,0.57311996845592,0.57311996845592,0.57311996845592,0.57311996845592,0.57311996845592,0.57311996845592,0.57311996845592,0.57311996845592,0.57311996845592,0.57311996845592,0.57311996845592,0.57311996845592,0.57311996845592,0.57311996845592,0.57311996845592,0.57311996845592,0.57311996845592,0.57311996845592,0.57311996845592,0.57311996845592,0.57311996845592,0.57311996845592,0.57311996845592,0.57311996845592,0.57311996845592,0.57311996845592,0.57311996845592,0.57311996845592,0.57311996845592,0.57311996845592,0.57311996845592,0.57311996845592,0.57311996845592,0.57311996845592,0.57311996845592,0.57311996845592,0.57311996845592,0.57311996845592,0.57311996845592,0.57311996845592facebook|:|http://fr.mash.to/10sA.F|*|twitter|:|http://fr.mash.to/10sA.T|*|googleplus|:|http://fr.mash.to/10sA.G|*|linkedin|:|http://fr.mash.to/10sA.L|*|whatsapp|:|http://fr.mash.to/10sA.W|*|email|:|http://fr.mash.to/10sA.E|*|global_shorty|:|http://fr.mash.to/10sA

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    Il y a 44 ans, le 20 septembre 1973, Billie Jean King, star du tennis âgée de 29 ans, battait à plate couture l’ancien numéro un mondial retraité Bobby Riggs, 55 ans. La victoire sportive d’une femme sur un homme suivie par plus de 30 000 spectateurs depuis les gradins de l’astrodôme de Houston, et quelque quarante-huit millions de téléspectateurs derrière leur poste de télévision – l’équivalent d’une audience de Super Bowl à l’époque.

    VOIR AUSSI : La tragique histoire d'Helene Mayer, l'escrimeuse juive du régime nazi

    "Le tennis féminin est inférieur à celui pratiqué par les hommes"

    Il faut dire que les deux joueurs avaient su faire monter la pression pendant des semaines. Entre conférences de presse et échanges de balles devant les photographes, Bobby Riggs avait étalé sans complexe ses réflexions machistes : "Le tennis féminin est inférieur à celui pratiqué par les hommes, aucune joueuse en activité ne pourrait jamais venir à bout d’un retraité. La place des femmes est dans la chambre à coucher et dans la cuisine. Je veux battre Billie Jean pour tous les mecs qui vont se marier, dont les épouses ne les laisseront pas jouer au poker le vendredi soir ou aller à la pêche le week-end."

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    Jim Garrett/NY Daily News via Getty Images
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    Bobby Riggs et Billie Jean King lors d'une séance photo avant le match, en 1973.
    Sporting News via Getty Images

    Billie Jean King, arrivée sur le court déguisée en Cléopâtre et portée par une tripotée d’hommes torses nu, avait choisi d’offrir un petit porc, bien vivant, à son adversaire fièrement vêtu d’un K-Way jaune floqué de la mention "Sugar Daddy". Avant d’enchaîner, plus compétitrice que jamais, les smashs du revers et les reprises de volée. Et de plier le match en à peine plus de deux heures par trois sets à zéro.

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    Bettmann via Getty Images
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    Bettman via Getty Images
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    L'astrodome de Houston, plein de 30 000 spectateurs, le 20 septembre 1973.
    Focus on Sport/Getty Images

    Pour l'égalité salariale

    Cette victoire symbolique et médiatique marque un tournant dans l’histoire du tennis féminin. Quelques semaines plus tôt, Billie Jean King avait créé la Women’s Tennis Association (WTA), le syndicat des joueuses de tennis qui existe toujours aujourd’hui. Avec d’autres, la championne s’est battue pour que les femmes soient aussi bien payées que les hommes sur les courts, allant jusqu’à boycotter les tournois du Grand Chelem tant que la parité des gains ne serait pas respectée.

    1973 marque ainsi la première année de l’égalité salariale entre hommes et femmes à l’US Open. Mais il faudra attendre encore trente ans pour que l’Open d’Australie, en 2000, puis Roland-Garros et Wimbledon, en 2007, adoptent les mêmes conditions.

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    Billie Jean King et son chèque de 100 000 dollars offert pour la victoire.
    ABC Photo Archives
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    Bettman via Getty Images

    "Je n’étais pas à l’aise dans ma peau jusqu’à mes 51 ans"

    Outre son combat médiatique pour l’égalité des femmes, Billie Jean King s’est aussi battue pour les droits des LGBT après avoir refusé d’admettre son homosexualité pendant de longues années. Née dans une famille pieuse, de parents homophobes, elle raconte au Guardian : "Je n’étais pas à l’aise dans ma peau jusqu’à mes 51 ans. Ça a été un long parcours. Il y avait tellement de pression à ne pas être 'comme ça'". "Outée" contre son gré en 1981 par son ancienne coiffeuse avec qui elle avait eu une relation, Billie Jean King avait perdu à l’époque tous ses sponsors.

    Aujourd’hui, l’ex-championne de tennis, incarnée parfaitement par Emma Stone à l’écran, espère que ce film "aidera les enfants et les jeunes gens motivés à se battre pour l’égalité et la liberté, et pour la communauté LGBT+". Un idéal partagé par les réalisateurs de "Battle of the sexes", Jonathan Dayton et Valérie Faris, à qui l’on doit déjà "Litte Miss Sunshine", comme ils l’ont expliqué au média belge Le Soir : "Nous voulons ouvrir l’esprit des gens (…) Pour qu’ils aient de la compassion pour Billie Jean, puis pour l’ensemble des personnes qui ont d’autres préférences que les leurs. Nous voulons qu’ils soient émus par cette histoire. L’art en général aide les gens à voir les choses dans différentes perspectives."

    En 2009, Billie Jean King a reçu la médaille présidentielle de la Liberté des mains de Barack Obama. Elle a depuis aussi fondé la Billie Jean King Leadership Initiative, une organisation qui milite pour l’égalité dans tous les milieux professionnels, et s’est dit "fâchée contre toutes les femmes blanches qui ont voté pour Donald Trump" en 2016. Preuve que même à 73 ans, Billie Jean King continue de mettre des aces aux machos.

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    Le jour où la "bataille des sexes" s’est jouée sur un court de tennis
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    Billie Jean King face à son adversaire Bobby Riggs en 1973.
    ANN LIMONGELLO/ABC PHOTO ARCHIVES
    Louise WESSBECHERDivertissementRétroprojecteurSportTennisCinémaCinéma américainSorties cinémaÉgalité hommes-femmesDroits des femmesmash-fr242Samedi, novembre 18, 2017 - 14:30536Le tennis a la cote au cinéma. Après "BORG/McENROE", place à "Battle of the sexes". Mais derrière ce match entre une femme, King, et un homme, Riggs, se cache l’histoire vraie d’un combat pour l’égalité des sexes et la liberté des orientations sexuelles.0,0,0,0.90589489091183,0.83777416991543,0.80813627521465,0.7999912153081,0.81154697725378,0.80017730373841,1.0644594244844,0.89762804422925,0.81664968843424,0.76376887270809,0.70794137410235,0.68285429829963,0.66498691895769,1.6951960230449,1.2952544853711,1.123835713113,1.09192229171,0.94878736079468,0.86572322407843,0.82241718976353,0.82241718976353,0.74531011828832,0.70922756110697,0.69438065502528,0.69438065502528,0.69438065502528,0.69438065502528,0.61975466036572,0.61092193214726,0.60609462685253,0.59908323540552,0.59551413109879,0.59551413109879,0.58822455792028,0.58756763204313,0.58493814190053,0.58256945868862,0.58256945868862,0.57941227159305,0.57830579289012,0.5774615300128,0.57669587557711,0.57669587557711facebook|:|http://fr.mash.to/10vj.F|*|twitter|:|http://fr.mash.to/10vj.T|*|googleplus|:|http://fr.mash.to/10vj.G|*|linkedin|:|http://fr.mash.to/10vj.L|*|whatsapp|:|http://fr.mash.to/10vj.W|*|email|:|http://fr.mash.to/10vj.E|*|global_shorty|:|http://fr.mash.to/10vj

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    "Liberté, Égalité, Sororité", "Victimes d’hier. Héroïnes de demain", "Nous ne nous tairons plus", pouvaient-on lire sur les panneaux brandis par les milliers de manifestants, majoritairement des femmes, rassemblés samedi 25 novembre à Paris à l'occasion de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes.

    VOIR AUSSI : Emmanuel Macron a confirmé la création d’un "délit d’outrage sexiste"

    Comme chaque année, organisations féministes, partis de gauche (PCF, NPA, LO...) et syndicats (Solidaires notamment) appelaient à défiler pour dénoncer les violences subies par les femmes. Mais le défilé a pris cette année une résonance particulière avec le contrecoup du scandale Weinstein et l’avalanche de dénonciations des cas de harcèlements sexuels, relayés par le hashtag #MeToo sur les réseaux sociaux.

    Plus tôt dans la journée, le président Emmanuel Macron a déclaré l'égalité femme-homme "grande cause du quinquennat" et présenté un plan misant sur la répression et l'éducation pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles. Le chef de l'État a notamment confirmé la création prochaine d'un "délit d'outrage sexiste" contre le harcèlement de rue, avec amende "dissuasive".

    Les associations féministes ont salué "l'engagement du président" mais réclamé davantage de moyens. Pour l’une des manifestantes, Rozenn André, "l’idée de punir le délit d’outrage sexiste est bonne", mais la comédienne de 34 ans se demande si c’est faisable. "Si une femme est toute seule, qu’il n’y a aucun policier pour constater, ou encore si le harceleur est très subtil… ça va être dur à appliquer" regrette-t-elle.

    - Avec AFP

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    En images : des milliers de personnes ont manifesté à Paris contre les violences faites aux femmes
    En images : manifestation à Paris contre les violences visant les femmes
    Des milliers de femmes ont défilé à Paris contre violences sexistes et sexuelles, le 25 novembre 2017.
    Mehdi Chebil, France 24
    France 24MondeÉgalité hommes-femmesHarvey WeinsteinDroits des femmesHarcèlementParitéPhotosFranceParisfr24http://www.france24.com/fr/20171125-images-manifestation-paris-france-femmes-violences-sexistes-harcelement-egalite2Lundi, novembre 27, 2017 - 00:031535Des milliers de personnes ont manifesté samedi à Paris pour dénoncer les violences subies par les femmes, alors qu’Emmanuel Macron a présenté dans l’après-midi un plan de lutte contre les violences sexistes et sexuelles.0,0,0,0.90041029054286,0.77874522491817,0.95656520862703,1.2441239072087,0.94952460365527,0.8362888810104,0.68453692545022,0.66592179031844,0.63957819312848,0.63957819312848,0.62487645287693,0.61453602393194,0.60536507672676,0.60093395329901,0.5864654313698,0.58367274261152,0.58138198643349,0.57942899622288,0.57802498573277,0.57707090224944,0.57609498835885,0.57540248884146,0.59908575438718,0.59578513625783,0.59266617950245,0.58974130382665,0.58766391817088,0.58605883524543,0.58406919450583,0.58287200146313,0.5811921403398,0.57992454777437,0.57910454507835,0.57910454507835WB5203087-F24-FR-20171125_102_D66_5203087facebook|:|http://fr.mash.to/10xD.F|*|twitter|:|http://fr.mash.to/10xD.T|*|googleplus|:|http://fr.mash.to/10xD.G|*|linkedin|:|http://fr.mash.to/10xD.L|*|whatsapp|:|http://fr.mash.to/10xD.W|*|email|:|http://fr.mash.to/10xD.E|*|global_shorty|:|http://fr.mash.to/10xD

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    Tous ceux et celles qui ont "brisé le silence" face au harcèlement sexuel, des premières femmes qui ont révélé l'affaire Weinstein aux milliers qui ont suivi via le hashtag #MeToo, ont été désignés mercredi 6 novembre "Personnalité de l'année" 2017 par le magazine Time.

    Le président américain Donald Trump arrive deuxième de ce prestigieux classement, devant son homologue chinois Xi Jinping, a annoncé le magazine.

    – Avec AFP

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    Le mouvement #MeToo distingué personnalité de l'année par le magazine Time
    Personnalité de l'année : Time distingue le mouvement #MeToo
    Manifestation contre le harcélement sexuel en novembre 2017 en Californie.
    Mark Ralston, AFP
    France 24MondeMédiasÉtats-UnisHarcèlementHarvey WeinsteinFéminismeDroits des femmesfr24http://www.france24.com/fr/20171206-etats-unis-time-personnalite-annee-harcelement-sexuel-affaire-weinstein1Mercredi, décembre 6, 2017 - 18:08324Le magazine Time a désigné mercredi ceux et celles "qui ont brisé le silence" autour du harcèlement sexuel comme "Personnalités de l'année" 2017.0.57123703185233,0.57123703185233,0.57123703185233,0.57123703185233,0.57123703185233,0.57123703185233,0.57123703185233,0.57123703185233,0.57123703185233,0.57123703185233,0.57123703185233,0.57123703185233,0.57123703185233,0.57123703185233,0.57123703185233,0.57123703185233,0.57123703185233,0.57123703185233,0.57123703185233,0.57123703185233,0.57123703185233,0.57123703185233,0.57123703185233,0.57123703185233,0.57123703185233,0.57123703185233,0.57123703185233,0.57123703185233,0.57123703185233,0.57123703185233,0.57123703185233,0.57123703185233,0.57123703185233,0.57123703185233,0.57123703185233,0.57123703185233,0.57123703185233,0.57123703185233,0.57123703185233,0.57123703185233,0.57123703185233,0.57123703185233,0.57123703185233,0.57123703185233,0.57123703185233,0.57123703185233,0.57123703185233,0.57123703185233,0.57123703185233,0.57123703185233WB5206258-F24-FR-20171206_102_D66_5206258facebook|:|http://fr.mash.to/10zG.F|*|twitter|:|http://fr.mash.to/10zG.T|*|googleplus|:|http://fr.mash.to/10zG.G|*|linkedin|:|http://fr.mash.to/10zG.L|*|whatsapp|:|http://fr.mash.to/10zG.W|*|email|:|http://fr.mash.to/10zG.E|*|global_shorty|:|http://fr.mash.to/10zG

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    On ne le sait que trop, décembre est la période idéale pour les classements, bilans et autre tops de fin d'année. Ce mardi, c'est au tour du dictionnaire américain Merriam-Webster de clôre 2017 en dévoilant son mot de l'année : "Féminisme". 

    VOIR AUSSI : En France, les femmes travaillent "gratuitement"à compter d'aujourd'hui

    L'équipe derrière ce dictionnaire, aussi célèbre outre-Atlantique que notre Petit Robert en France, a établi son classement en s'appuyant sur plusieurs critères : le nombre de requêtes Web qu'on suscité les mots, bien sûr, mais aussi la pertinence de celles-ci au cours de l'année.

    Peter Sokolowski, éditeur du site, a révélé dans une interview que "les recherches liées au sens du mot 'féminisme' ont augmenté de 70 % en 2017", avec des pics notables lors des marches des femmes aux États-Unis, en janvier dernier, au plus fort du mouvement #MeToo, fin octobre-début novembre, ou encore au moment de la parution, au début du mois de décembre, de la une du Time, sur laquelle des personnalités féminines ayant dénoncé des affaires de harcèlement sexuel ont été mises à l'honneur. 

    Une palme bien méritée

    Les concurrents au titre de mot de l'année 2017 étaient pourtant sérieux : de "dotard", utilisé par Kim Jong-un à l'attention de Donald Trump, à "hurricane", massivement recherché lors des ouragans Harvey, Irma, Jose et Maria, en passant par "federalism" ou "empathy", la liste était longue. Mais d'après Peter Sokolowski, "féminisme" l'a emporté pour avoir été capable de s'imposer dans divers événements d'actualité, comme l'affaire Weinstein ou encore l'élection de Donald Trump. 

    Présents dans le top 10 dudit classement depuis plusieurs années, "féminisme" a donc enfin emporté la mise. En 2016, le mot de l'année selon le Merriam-Webster fut "surreal" ("irréel" en français). 

    En France, bien que l'égalité hommes-femmes soit encore loin d'être acquise, plusieurs avancées sur la question ont ponctué l'année : du maintien de la bibliothèque féministe Marguerite Durand à Paris au débat autour de l'écriture inclusive, quelques victoires sont à retenir de 2017. Cependant, du côté des mots ajoutés cette année au Larousse et au Petit Robert, il est plutôt question de start-up nation que de féminisme : "infobésité", "ubérisation", "influenceur" ou encore "disruptif", 2017 n'est assurément pas l'année de la femme dans nos dictionnaires. 

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    "Féminisme", mot de l'année 2017 selon le dictionnaire américain Merriam-Webster
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    Shutterstock
    Ana BENABSMondeFéminismeÉtats-UnisCultureDroits des femmesSexismemash-fr240Mardi, décembre 12, 2017 - 15:459Si le féminisme n'a malheureusement pas encore remporté tous ses combats, il vient en tous cas de remporter le titre de "mot de l'année 2017", selon le célèbre dictionnaire américain. 0,0,0facebook|:|http://fr.mash.to/110H.F|*|twitter|:|http://fr.mash.to/110H.T|*|googleplus|:|http://fr.mash.to/110H.G|*|linkedin|:|http://fr.mash.to/110H.L|*|whatsapp|:|http://fr.mash.to/110H.W|*|email|:|http://fr.mash.to/110H.E|*|global_shorty|:|http://fr.mash.to/110H

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    "Harvey est aussi mon monstre." Tel est le titre qu'a choisi l’actrice hollywoodienne Salma Hayek pour sa tribune publiée mercredi 13 décembre dans le "New York Times", où elle évoque sa relation avec Harvey Weinstein.

    VOIR AUSSI : Harvey Weinstein s'était entouré d'une "armée d'espions" pour étouffer les accusations de harcèlement sexuel

    Dans son texte, la comédienne mexicano-libano-américaine de 51 ans affirme avoir été harcelée, humiliée et menacée à de nombreuses reprises par le producteur américain. Ce dernier lui aurait notamment demandé, en différentes occasions, de prendre une douche avec lui, de le laisser avoir un contact sexuel avec elle ou de se mettre nue devant lui avec une autre femme. Comme beaucoup d'autres depuis deux mois, elle décrit un Harvey Weinstein mélangeant douceur et agressivité, manipulateur en diable, à qui elle a toujours refusé de céder, assure-t-elle. "Toutes les allégations sexuelles décrites par Salma ne sont pas exactes et d'autres qui ont été témoins de ces événements ont un souvenir différent de qui s'est passé", a réagi, mercredi, une porte-parole du producteur dans un message transmis à l'AFP.

    Chantage

    L'essentiel du récit de Salma Hayek se concentre sur la production du film "Frida", projet très cher à la comédienne, grande admiratrice de la peintre mexicaine Frida Kahlo. Le studio Miramax, fondé et dirigé par Harvey Weinstein et son frère Bob, avait décidé de produire le film (sorti en 2002), dont Salma Hayek était également co-productrice et détentrice des droits du script.

    Conscient qu'elle ne céderait à ses avances, Weinstein lui aurait dit qu'il avait choisi une autre actrice pour le rôle principal

    Conscient qu'elle ne céderait jamais à ses avances, même pour faire son film, Harvey Weinstein lui aurait dit qu'il avait choisi une autre actrice qu'elle pour incarner le rôle principal. Elle dit avoir alors saisi des avocats pour plaider la mauvaise foi et récupérer le contrôle de la production. Elle n'y est pas parvenue mais a finalement conservé le premier rôle. "Même si Jennifer Lopez était intéressée par le rôle de Frida et était une plus grande star à l'époque, M. Weinstein est allé outre l'avis d'autres investisseurs et a soutenu Salma pour le premier rôle", a affirmé la porte-parole du producteur en disgrâce.

    Une fois le tournage entamé, elle raconte qu'Harvey Weinstein serait intervenu à plusieurs reprises pour critiquer la direction du projet ou Salma Hayek elle-même. "Il m'a dit que la seule chose que j'avais pour moi, c'était mon sex-appeal, et qu'il était absent du film", explique-t-elle dans le témoignage, affirmant que le magnat hollywoodien lui aurait notamment demandé de gommer certains aspects du personnage, ses épais sourcils ou sa claudication. "Comme dans la plupart des projets collaboratifs, il y a eu des frictions créatives sur ‘Frida’, mais cela a permis d'amener le projet à la perfection", a répliqué la porte-parole d'Harvey Weinstein. Le producteur aurait également posé une condition sine qua non pour achever le film : que Salma Hayek tourne une scène de sexe avec une autre actrice, lors de laquelle les deux femmes étaient nues, raconte-t-elle.

    VOIR AUSSI : "Violences sexuelles : les femmes décidées à ne plus se taire"

    Pression

    Se rendant compte que le projet n'aboutirait pas sans cela, elle dit avoir finalement accepté mais avoir été physiquement malade durant le tournage de la scène. Harvey Weinstein "ne se souvient pas d'avoir mis la pression sur Salma" pour qu'elle tourne cette scène "et n'était pas là au moment du tournage", a assuré la porte-parole de l'ancien magnat d'Hollywood.

    Une centaine de femmes ont accusé Harvey Weinstein de harcèlement, d'agression sexuelle ou de viol depuis les révélations du New York Times, début octobre. Trois enquêtes sont en cours à Londres, New York et Los Angeles.

    – Avec AFP

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    "Harvey est aussi mon monstre" : Salma Hayek s'est à son tour confiée sur Weinstein
    "Harvey est aussi mon monstre" : Salma Hayek se confie sur Weinstein
    Salma Hayek a rencontré Harvey Weinstein lors de la production du film "Frida" en 2002.
    Matt Winklemeyer/AFP
    France 24DivertissementHarvey WeinsteinHarcèlementDroits des femmesSexismeViolHarcèlement sexuelHollywoodCinéma américainfr24http://www.france24.com/fr/20171214-salam-hayek-harvey-weinstein-accusations-agressions-harcelement-sexuel2Jeudi, décembre 14, 2017 - 14:15951Comme beaucoup d'autres actrices depuis deux mois, Salma Hayek affirme avoir été harcelée, humiliée et menacée par le producteur Harvey Weinstein lors du tournage de "Frida" en 2002.2.4347568552949,2.3717941731846,2.3717941731846,2.3717941731846,2.2578860443417,2.2578860443417,2.2578860443417,2.2578860443417,2.1171666777152,2.1171666777152,1.3947396388452,1.3947396388452,1.3947396388452,1.3947396388452,1.3947396388452,1.1745621396761,1.1745621396761,1.1745621396761,1.1457446958882,1.1457446958882,1.1457446958882,0.91395644807552,0.91395644807552,0.91395644807552,0.91395644807552,0.76928671894165,0.66544087981201,0.62789888538194,0.61580904677028,0.61580904677028,0.57497281324107,0.57497281324107,0.57497281324107,0.57497281324107,0.57497281324107,0.57497281324107,0.63129074062602,0.63129074062602,0.63129074062602,0.63129074062602,0.63129074062602,0.63129074062602,0.63129074062602,0.63129074062602,0.63129074062602,0.63129074062602,0.63129074062602,0.63129074062602,0.63129074062602,0.57098222522367WB5208702-F24-FR-20171214_102_D66_5208702facebook|:|http://fr.mash.to/110c.F|*|twitter|:|http://fr.mash.to/110c.T|*|googleplus|:|http://fr.mash.to/110c.G|*|linkedin|:|http://fr.mash.to/110c.L|*|whatsapp|:|http://fr.mash.to/110c.W|*|email|:|http://fr.mash.to/110c.E|*|global_shorty|:|http://fr.mash.to/110c

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    Partout dans le monde, des individus, des associations et des petites entreprises s’engagent pour protéger l’environnement, promouvoir les droits des femmes, venir en aide aux réfugiés ou encore permettre à des communautés d'avoir accès à l'eau et à l'électricité. La rédaction des Observateurs de France 24 a lancé en 2016 la rubrique "Les Observateurs s’engagent", afin de valoriser des initiatives locales poursuivant les "Objectifs du développement durable" définis par les Nations unies.

    VOIR AUSSI : Un millionnaire anonyme distribue 86 millions de dollars en bitcoins à des associations caritatives

    Grâce à nos Observateurs sur le terrain, notre équipe a répertorié une cinquantaine de projets cette année. De Lima au Pérou à Treichville en Côte d'Ivoire, retour sur cinq projets qui nous ont marqué en 2017 : 

    ENVIRONNEMENT - Des Ivoiriens rénovent eux-mêmes leur avenue, du trottoir aux façades

    En avril dernier, des habitants de Treichville, une commune de la capitale Abidjan (Côte d'Ivoire), en ont eu assez de l’insalubrité de leur quartier. Ils se sont alors retroussé les manches pour nettoyer les rues et redonner vie à leur avenue. Cette initiative bénévole a été saluée par le gouvernement. À la fin des travaux, la ministre de la Salubrité urbaine, de l’Environnement et du Développement durable, Anne Ouloto, et la première dame ivoirienne, Dominique Ouattara, se sont même rendues sur place pour féliciter les bénévoles.

    Quelques mois plus tard, pendant les vacances estivales, le collectif d'habitants s'est également fait remarquer en installant une "plage urbaine" dans leur quartier.

     

    DROITS DES FEMMES / SANTÉ   En Inde, des alternatives saines et durables pour les menstruations

    Dans les régions pauvres d’Inde, nombre de femmes n’ont pas les moyens d'acheter des serviettes hygiéniques pour absorber leurs règles. En plus d’être chères, ces protections, présentées comme LA solution par de nombreuses associations, avocates et activistes, sont aussi très polluantes. Alors associations et start-up se mobilisent pour offrir des alternatives bon marché et écologiques à toutes les femmes.

     

    IMMIGRATION / SOCIÉTÉ  "MaybeHere" : le site web d'un développeur informatique syrien pour retrouver les migrants disparus

    En 2017, plus de 3 000 migrants ont disparu en mer lors de leur traversée de la Méditerranée, selon l’Organisation internationale pour les migrations. Pour aider les familles de ceux qui ne donnent plus signe de vie, un développeur informatique syrien a créé le site "MaybeHere" ("peut-être ici"). Il permet à chacun de signaler la disparition d’un proche qui aurait tenté de migrer. Grâce aux efforts de cette communauté en ligne, quatre migrants ont été retrouvés au mois de septembre. Cet article, à relire en intégralité par ici, a été écrit en collaboration avec le site InfoMigrants.

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    EAU / SOCIÉTÉ – Au Pérou, des "capteurs de brouillard" pour fournir de l'eau aux quartiers pauvres de Lima

    Selon la Banque mondiale, 13 % des Péruviens soit 4 millions d’entre eux – n’ont pas accès à des "sources d’eau améliorées", c’est-à-dire à une quantité d’eau suffisante (20 litres par jour et par personne) et de qualité, disponible à moins d’un kilomètre de leur domicile. Ce problème concernerait plus d’un million de personnes dans les quartiers pauvres situés dans la périphérie de Lima. Depuis une dizaine d’années, l’association "Peruanos Sin Agua" ("Péruviens sans eau") cherche à pallier ce problème, en installant des "capteurs de brouillard" destinés à fournir de l’eau aux habitants. Cet article est à relire en intégralité par ici.

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    ÉNERGIE / SOCIÉTÉ – En Guinée, un professeur de maths électrifie seul son village natal

    À Bolodou, les habitants avaient l’habitude d’utiliser des lampes à pile pour s’éclairer la nuit. Mais grâce au projet fou d’un professeur d'Ibrahima Tounkara, les 90 foyers de ce petit village isolé du sud de la Guinée ont désormais de l’électricité 24 h/24. L’an dernier, ce professeur de mathématiques a mis toutes ses économies dans la construction d’un micro-barrage sur un petit torrent traversant la localité. L’installation produit aujourd’hui une puissance de 9 kW.

    – Article initialement publié sur le site des Observateurs de France 24. Si vous souhaitez également leur parler de votre projet, contactez-les par e-mail (obsengages@france24.com) ou via leur page Facebook.

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    Droits des femmes, environnement, énergie : cinq projets engagés qui ont marqué 2017
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    Droit des femmes, environnement, énergie : cinq projets engagés qui ont marqué 2017.
    Les Observateurs de France 24MondeSyrieSantéGuinéeIndeCôte d'IvoirePérouEnvironnementDroits des femmesSociétéÉnergiemash-fr242Samedi, décembre 30, 2017 - 13:29547Retour sur cinq projets engagés qui ont marqué la rédaction en 2017, de l'environnement au droit des femmes, et du Pérou à la Côté d'Ivoire.0,0,0facebook|:|http://fr.mash.to/113Y.F|*|twitter|:|http://fr.mash.to/113Y.T|*|googleplus|:|http://fr.mash.to/113Y.G|*|linkedin|:|http://fr.mash.to/113Y.L|*|whatsapp|:|http://fr.mash.to/113Y.W|*|email|:|http://fr.mash.to/113Y.E|*|global_shorty|:|http://fr.mash.to/113Y

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    La police des mœurs de Téhéran a annoncé fin décembre l'assouplissement de la réglementation sur le port du voile en public… mais les Iraniennes sont loin d’avoir gagné tous leurs combats. Notamment pour entrer dans les stades assister aux rencontres sportives : cela leur est interdit… et vaut à certaines de déployer des trésors d’ingénierie pour se maquiller. Et la dernière prouesse du genre dépasse toutes les précédentes.

    VOIR AUSSI : Des Iraniennes combattent la police des mœurs avec leur smartphone

    Elle s’appelle Zahra – c’est du moins le nom qu’elle se donne sur les réseaux sociaux – et fin décembre, elle a posté des photos d’elle dans un stade de Téhéran déguisée en homme, avec une fausse moustache et une fausse barbe. Elle a expliqué s’être maquillée un maximum pour que ses traits semblent plus masculins.

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    Selon des médias locaux, Zahra est une fan du FC Persépolis, une équipe de foot de la capitale iranienne. Lassée de ne pas pouvoir voir son équipe jouer, elle a trouvé le moyen de se rendre au match contre Teraktor, un club de la ville de Tabriz, le 29 décembre.

    Son histoire a fait du bruit et relancé le débat sur le droit des femmes à accéder aux stades. Surtout qu’une semaine avant Zahra, une autre fan du FC Persépolis avait elle aussi berné les services de sécurité lors d’un match à Ahvaz, dans le sud-ouest du pays. Shabnam, comme l’ont nommé les médias iraniens, avait porté une fausse barbe encore plus sophistiquée que celle de Zahra.

    Jusque-là, la technique la plus courante utilisée par les femmes était de se peindre le visage aux couleurs de leur équipe, et de s’habiller comme des hommes. Puis d’essayer d’entrer dans les stades aux heures de pointe, quand la surveillance est forcément moins efficace. 

    Quand elles se mettent en scène sur les réseaux sociaux, ces femmes connaissent souvent une grande popularité. Jusqu’ici pourtant, aucune arrestation de resquilleuse n’a été rapportée.

    Difficile de faire bouger l'état de fait

    Selon les autorités iraniennes, les femmes ne peuvent pas entrer dans les stades car ces lieux sont "inappropriés" pour elles et que la police ne peut pas assurer leur sécurité. Les défenseurs des droits des femmes critiquent cette position, de même que celles qui ont pu entrer dans des stades. "Une fois dans le stade, les gens autour de moi ont remarqué que j’étais une femme, et ils se sont conduits de façon plus polie à partir de ce moment", explique ainsi Shabnam.

    Dans la vidéo ci-dessous, une autre supportrice fait écho à ses propos : "Tout le monde a remarqué que j’étais une fille, et tout le monde s’en fiche. On prend des photos ensemble. J’espère que nous serons bientôt libres [d’assister à des matches masculins]."

    Depuis l’élection de Hassan Rohani à la présidence en 2013, le gouvernement iranien tente de convaincre les conservateurs d’ouvrir les stades aux femmes, sans succès pour le moment.

    Aucune loi n’interdit officiellement aux femmes d’assister aux rencontres sportives mais depuis la révolution islamique de 1979, c’est un état de fait. Cette situation a provoqué de nombreuses manifestations à l’extérieur des stades, notamment pendant les matches de l’Équipe nationale iranienne à Téhéran.

    – Cet article d'Ershad Alijani a été publié initialement sur le site des Observateurs de France 24.

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    Des Iraniennes ont décidé de porter la barbe pour pouvoir entrer dans les stades
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    Ces Iraniennes ont réussi à assister à des matches de foot du FC Persepolis, en décembre.
    Les Observateurs de France 24MondeIranPolitique iranienneFootballÉgalité hommes-femmesDroits des femmesmash-fr242Jeudi, janvier 11, 2018 - 00:02440Assister à une rencontre sportive est proscrit lorsqu'on est une femme en Iran. Des Iraniennes ont pourtant trouvé la parade.0.57098908270572,0.57098908270572,0.57099037253582,0.57099037253582,0.57099037253582,0.57097754637015,0.57096379255662,0.57096185298339,0.5709586235842,0.57095730981455,0.57095730981455,0.57095730981455,0.57095166203677,0.57095166203677,0.57094854759122,0.57094854759122,0.57094854759122,0.57094854759122,0.57094854759122,0.57094854759122,0.57094854759122,0.57093884507834,0.57093884507834,0.57093884507834,0.57093884507834,0.57093884507834,0.57093884507834,0.57093884507834,0.57093884507834,0.57093884507834,0.57093884507834,0.57093884507834,0.57093884507834,0.57093884507834,0.57093884507834,0.57093884507834,0.57093884507834,0.57093884507834,0.57093884507834,0.57093884507834,0.57093884507834,0.57093884507834,0.57092395177862,0.57092395177862,0.57092395177862,0.57092395177862,0.57092395177862,0.57092395177862,0.57092200407205,0.57092200407205facebook|:|http://fr.mash.to/115l.F|*|twitter|:|http://fr.mash.to/115l.T|*|googleplus|:|http://fr.mash.to/115l.G|*|linkedin|:|http://fr.mash.to/115l.L|*|whatsapp|:|http://fr.mash.to/115l.W|*|email|:|http://fr.mash.to/115l.E|*|global_shorty|:|http://fr.mash.to/115l

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    "Oui, j’ai signé cette pétition, et cependant, il me paraît absolument nécessaire aujourd’hui de souligner mon désaccord avec la manière dont certaines pétitionnaires s’octroient individuellement le droit de se répandre dans les médias, dénaturant l’esprit même de ce texte", a expliqué l'actrice Catherine Deneuve, dans une lettre publiée dimanche 14 janvier par le quotidien Libération

    VOIR AUSSI : "Liberté d'importuner", à contre-courant de #Metoo

    "Dire sur une chaîne de télé qu’on peut jouir lors d’un viol est pire qu’un crachat au visage de toutes celles qui ont subi ce crime"

    "Dire sur une chaîne de télé qu’on peut jouir lors d’un viol est pire qu’un crachat au visage de toutes celles qui ont subi ce crime (...) Je salue fraternellement toutes les victimes d’actes odieux qui ont pu se sentir agressées par cette tribune parue dans le Monde, c’est à elles et à elles seules que je présente mes excuses", a-t-elle conclu dans ce billet.

    La tribune polémique, parue le 9 janvier dans Le Monde, défend "la liberté d'importuner" pour les hommes, l'estimant "indispensable à la liberté sexuelle". Les rédactrices de la tribune cosignée par l'actrice, Sarah Chiche, Catherine Millet, Catherine Robbe-Grillet, Peggy Sastre et Abnousse Shalmani, qui se veulent à contre-courant de l'élan né de l'affaire Weinstein, ont salué le texte de Catherine Deneuve en "réaffirmant la nécessité de préserver la liberté sexuelle et de combattre le lynchage médiatique".

    De vives réactions

    En France, la tribune avait suscité des critiques et des interrogations de la part de militantes féministes et de personnalités politiques comme François Bayrou et Laurence Rossignol, l'ex-ministre des Droits des Femmes. Le Monde a lui aussi justifié ce week-end la publication de la tribune, au nom de la "défense du pluralisme des idées".

    "Liberté d'importuner" : Catherine Deneuve s'excuse auprès des victimes de viol
    Catherine Deneuve présidera lundi à Angers le jury du festival "Premiers plans".

    En Italie, l'ancien chef du gouvernement Silvio Berlusconi avait au contraire salué ce texte. "Je voudrais dire aux conservateurs, racistes et traditionalistes de tout poil qui ont trouvé stratégique de m'apporter leur soutien que je ne suis pas dupe. Ils n'auront ni ma gratitude ni mon amitié, bien au contraire", écrit l'actrice dimanche. Avant cette tribune, l'actrice s'était déjà attiré les foudres des féministes en soutenant Roman Polanski, accusé de viol.

    "Rien dans le texte ne prétend que le harcèlement a du bon"

    "Évidemment, rien dans le texte ne prétend que le harcèlement a du bon, sans quoi je ne l'aurais pas signé", assure Catherine Deneuve, qui a rappelé son engagement féministe à l'époque de la signature du manifeste pour l'avortement des "343 salopes". Mais pour elle, "la solution viendra de l'éducation de nos garçons comme de nos filles. Mais aussi éventuellement de protocoles dans les entreprises, qui induisent que s'il y a harcèlement, des poursuites soient immédiatement engagées", car elle croit "en la justice".

    "Il y a, je ne suis pas candide, bien plus d'hommes qui sont sujets à ces comportements que de femmes. Mais en quoi ce hashtag (#Balancetonporc, ndlr.) n'est-il pas une invitation à la délation ?", s'interroge-t-elle, s'inquiétant en outre du "danger des nettoyages dans les arts". "Une époque où de simples dénonciations sur réseaux sociaux engendrent punition, démission, et parfois et souvent lynchage médiatique. (...) Je n'excuse rien. Je ne tranche pas sur la culpabilité de ces hommes car je ne suis pas qualifiée pour", poursuit-elle.

    Les explications de Deneuve, attendue ce lundi à Angers au festival "Premiers plans", où elle préside le jury, étaient attendues après les nombreuses réactions cette semaine.

    – Article initialement publié sur France 24.

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    "Liberté d'importuner" : Catherine Deneuve prend ses distances
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    Edward Berthelot/Getty
    Ségolène ALLEMANDOUMonde#MeTooCatherine DeneuveDroits des femmesFéminismefr24http://www.france24.com/fr/20180115-tribune-catherine-deneuve-liberte-importuner-excuse-victimes-viol1Lundi, janvier 15, 2018 - 11:5111Dans une lettre publiée dimanche dans Libération, l'actrice Catherine Deneuve revient sur la tribune polémique de la "liberté d'importuner". Si elle assume ce texte "vigoureux", elle prend ses distances avec certaines signataires.0,0,0WB5216786-F24-FR-20180115_102_D66_5216786facebook|:|http://fr.mash.to/116U.F|*|twitter|:|http://fr.mash.to/116U.T|*|googleplus|:|http://fr.mash.to/116U.G|*|linkedin|:|http://fr.mash.to/116U.L|*|whatsapp|:|http://fr.mash.to/116U.W|*|email|:|http://fr.mash.to/116U.E|*|global_shorty|:|http://fr.mash.to/116U

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    C’est une nouvelle affaire qui s’ouvre dans le mouvement #metoo. L'humoriste et acteur Aziz Ansari a été accusé ce week-end d’agression sexuelle par une femme. Celle-ci explique "avoir eu l’impression d’être violée" après avoir passé une nuit avec le réalisateur américain, qui lui a répondu dimanche 14 janvier.

    VOIR AUSSI : "Time's up", le projet des actrices d'Hollywood pour lutter contre le harcèlement sexuel

    Grace, une femme de 23 ans qui a préféré rester anonyme, a expliqué au site Babe.net avoir passé "la pire nuit de sa vie" avec le comédien et a même partagé des captures d’écran de la conversation qui a suivi. Grace explique avoir rencontré Aziz Ansari lors d’une soirée, avant de le revoir quelques jours plus tard autour d’un verre. Les deux adultes seraient alors allés chez le créateur de "Master of None" et auraient commencé à s’embrasser. 

    La jeune femme raconte que les choses ont dérapé et être rentrée chez elle avec "l’impression d’avoir été violée". Grace explique que l’acteur l’a très vite embrassée, avant d’enfoncer des doigts dans sa gorge et son vagin et de pratiquer un acte sexuel sur elle. Celle-ci aurait ensuite dit au comédien ne pas "vouloir se sentir forcée", avant qu'il insiste lourdement pour continuer. Les deux ont fini par regarder la télé avant de rentrer chez elle "groggy et malheureuse".

    "Il a ignoré les indices non-verbaux clairs"

    S’en est suivi un échange par texto le lendemain soir. D’après Babe, celui-ci est réel, le site ayant corroboré le numéro d'Aziz Ansari auprès d’autres sources. Dans cet échange, Grace explique ainsi à l’acteur, que la nuit n’avait pas été "amusante" et qu’il avait "ignoré les indices non-verbaux clairs". L’acteur aurait alors expliqué "avoir mal interprété les choses" et "en être désolé".

    "J'ai été surpris"

    Aziz Ansari a réagi rapidement, en publiant une réponse dans la presse américaine. Il confirme avoir rencontré Grace et avoir eu une relation sexuelle "qui était, selon les signes, complètement consentie", indique-t-il. "Il est vrai que tout avait l’air OK pour moi, donc quand j’ai compris que ça n’était pas le cas pour elle, j’ai été surpris et inquiet", explique l’acteur. "J’ai pris ses mots à cœur et ai répondu en privé."

    L’ironie de l’histoire, c’est que l’acteur est engagé depuis de nombreuses années dans la lutte contre les violences faites aux femmes. Il portait d’ailleurs un pin's "Time’s Up" lors de la dernière cérémonie des Golden Globes où il a été récompensé. La dernière saison de "Master of None" comportait même une trame scénaristique dénonçant le harcèlement sexuel d’un acteur sur différentes femmes. "Je continue de soutenir le mouvement qui arrive à notre culture", explique Aziz Ansari dans son communiqué.

    Débat sur la notion de consentement

    L’affaire, qui fait suite au scandale entourant Harvey Weinstein et d’autres noms de Hollywood comme Louis C.K., a déclenché un débat sur la définition du consentement et du dating sur les réseaux sociaux. Certains arguant qu'Aziz Ansari devrait être licencié par Netflix et que les faits, s'ils sont avérés, étaient un exemple parfait de la culture du viol, tandis que d’autres pointent du doigt "une incompréhension" entre Grace et l’acteur. 

    Dans une tribune publiée sur The Atlantic, la journaliste Caitlin Flanagan, explique même que le témoignage de Grace constitue une sorte de "revenge porn". À l’inverse, pour The Independent, "si l’information n’est pas facile à digérer, elle est très importante" : si Aziz Ansari est à la tête de l’un des shows "les plus progressistes du moment", cela ne l’empêche pas non plus d’abuser de son pouvoir. 

    Netflix, qui diffuse "Master of None", n’a pour l’instant pas réagi à la nouvelle.

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    L'acteur Aziz Ansari se dit "surpris" d'être accusé d'agression sexuelle, il s'explique
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    Aziz Ansari aux Golden Globes le 7 janvier 2018.
    Getty Images / George Pimentel
    Fabien JANNIC-CHERBONNELDivertissement#MeTooDroits des femmesÉgalité hommes-femmesHollywoodNetflixViolHarcèlement sexuelCinéma américainmash-fr240Lundi, janvier 15, 2018 - 09:1510Accusé par une femme de l'avoir agressée sexuellement, Aziz Ansari s'est excusé par le biais d'un communiqué. 0,0,0facebook|:|http://fr.mash.to/116X.F|*|twitter|:|http://fr.mash.to/116X.T|*|googleplus|:|http://fr.mash.to/116X.G|*|linkedin|:|http://fr.mash.to/116X.L|*|whatsapp|:|http://fr.mash.to/116X.W|*|email|:|http://fr.mash.to/116X.E|*|global_shorty|:|http://fr.mash.to/116X

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    Nous sommes à Barcelone, près des fameuses Ramblas, au mois de février 2017. Une maison close vient de remplacer une partie de ses employées. Plusieurs femmes en situation de prostitution ont dû prendre la porte, substituées par des robots sexuels.  

    Il y a Lili, avec un physique asiatique. Leiza, à la peau en silicone couleur ébène. Ou même Aki, qu’on essaie de faire ressembler à un personnage de hentai avec ses cheveux bleus fluo. Il faut payer 80 euros en ligne pour passer 30 minutes avec l’une de ces demoiselles humanoïdes.

    VOIR AUSSI : Poupées sexuelles d'enfants : outil de lutte ou d'incitation à la pédophilie ?

    L’établissement s’appelle Lumidolls et c’est la première maison close employant des robots dans le monde. Il a dû fermer peu après son ouverture, à cause de la pression engrangée par la trop forte médiatisation. Puis a finalement réouvert, selon le tabloïd britannique The Sun qui s’est rendu sur place en octobre. Désormais, les patrons de Lumidolls entendent même ouvrir un nouvel établissement au Royaume-Uni. La rançon du succès.

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    Abyss Creation

    La course au robot sexuel, la lutte contre la poupée juvénile

    Mais pourquoi des clients habitués de services de prostituées viennent-ils faire l’amour avec des robots ? Quel intérêt, un prix moins cher ? Non.

    Les clients viennent à Lumidolls car ils peuvent faire à des robots sexuels ce qu’ils ne peuvent pas faire à des femmes. Des pratiques sexuelles diverses qui vont jusqu’aux désirs violents ou illégaux, comme le viol ou la pédophilie. Jusqu’au point où Sergio Prieto, co-fondateur de la maison close, a dû bannir ce type de clients et ces fantasmes. "Il existe des poupées qui sont petites et ressemblent à des enfants. C’est un choix éthique de notre part de ne pas fournir ce type de service", expliquait-il dans une interview au Daily Star.

    Beaucoup d’autres entreprises se lancent dans le business de la sex tech, un marché déjà estimé à 30 milliards de dollars

    Car le business des poupées sexuelles d’enfants existe déjà. Au Japon, la société Trottla, fondée par un certain Shin Takagi, s’adresse explicitement aux pédophiles et connaît un succès croissant. Lorsque les services des douanes ont découvert son achat, un Américain a été arrêté pour avoir importé l’une des poupées Trottla sur le territoire national.

    Du côté des robots sexuels féminins adultes, la course pour la première qui réussira à s’imposer comme leader du marché a déjà commencé. Harmony, le plus cher des robots sexuels, conçu par la société RealDolls en Californie, coûte pas moins de 15 000 dollars et se présente comme "le premier robot sexuel avec une intelligence artificielle". Beaucoup d’autres entreprises se lancent dans le business de la sex tech, un marché déjà estimé à 30 milliards de dollars, comme l'affirme le Guardian. Des affaires qui rapportent gros, pour des poupées qui ne disent jamais non.

    Et si demain, les robots sexuels devenaient mainstream ?

    Pourtant, les robots sexuels n’en sont encore qu’à l’état de prototype. RealDolls est une filiale d’Abyss Creation, créé par un artiste nommé Matt McMullen. En 1994, alors qu’il avait du mal à gagner sa vie, celui-ci a réalisé une exposition avec des mannequins très réalistes. Il a mis en ligne des images de ses créations pour obtenir un retour de la communauté artistique américaine. Non seulement les premiers internautes ont aimé, mais ils lui ont demandé s’il pouvait leur donner un aspect encore plus érotique. En prenant sa femme comme modèle, Matt McMullen a réalisé dix poupées sexuelles qu’il a pré-vendu à 5 000 dollars l’unité.

    L’idée était lancée. En 1996, l’ex-artiste crée Abyss Creation, comme le rapporte Anthony Ferguson dans "The Sex Doll : A History" (2010). Dix ans plus tard, les entreprises similaires ont commencé à fleurir à travers le globe. Elles s’appellent désormais Mimicon, SuperBabe, 1st-PC, First Androids, Loveable Dolls, Mechadolls ou Doll No Mori. Elles sont américaines, allemandes, japonaises, créent des robots et proposent même des services d’escorting.

    Ces "poupées" se transforment peu à peu en "robots". Avec l’évolution de l’informatique et des capteurs, on a commencé à leur intégrer les caractéristiques nécessaires au réalisme le plus poussé. Yeux équipés de caméras capables de traquer le mouvement, intelligence artificielle faible leur permettant d’avoir un semblant de conversation, peau en silicone et non plus en plastique, etc, etc.

    Maintenant, posons une interrogation. Et si, demain, les robots sexuels atteignaient un niveau de réalisme véritablement saisissant ? Si les progrès de la neurologie, de la robotique molle ou l’intelligence artificielle venaient à faire de ces prototypes de véritables androïdes sexuels ? S’ils étaient véritablement capables d’imiter l’être l’humain, de le dépasser dans la transmission du plaisir physique ?

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    Matt McMullen, fondateur et PDG de RealDolls, avec ses robots.
    Интернет Вещей/YouTube/Capture d'écran

    La fin de la prostitution et de l’exploitation des femmes ?

    Dans ce cas, la seule interrogation qui vaille – en admettant que le marché des robots sexuels va continuer à prendre de l’ampleur – c’est celle des conséquences. Qu’est-ce que les robots sexuels vont changer dans les rapports humains ? Face à la curiosité et à l’engouement technologique que ces robots sexuels inspirent, une réponse s’impose, à contre-courant : les robots sexuels vont perpétuer et contribuer aux inégalités de genre dans notre société.

    En 2015, Kathleen Richardson, chercheuse en éthique et culture robotique et professeure à la Montfort University, a fondé le groupe de militants, "Campaign Against Sex Robots", qui lutte contre la multiplication des robots sexuels. "Vous devez penser à ce qui façonne l’idée de robots sexuels et de poupées sexuelles. Reconnaissons qu’il y a une culture de déshumanisation de la femme qui existe dans notre société, un processus d’objectification qui passe soit par la pornographie ou la prostitution", explique-t-elle à Mashable FR. "Tous ces types de poupées qui sont créées et achetées à travers le monde le sont par des hommes. Je ne dis pas que beaucoup d’hommes achètent des poupées aujourd’hui, mais que celles vendues représentent des femmes ou des jeunes filles. Cela nous dit quelque chose sur notre société."

    On pourrait lui rétorquer plusieurs choses. Et s’il y avait des robots sexuels masculins, cela changerait-il la donne ? Les premiers pourraient être mis sur le marché cette année par RealDolls. Kathleen Richardson balaie ces arguments et elle n’est pas la seule. "Par exemple, à Stuttgart, en Allemagne, vous pouvez vous rendre dans des immenses bordels qui sont remplis de jeunes filles de 18 ans venant d’Europe de l’Est. Vous ne pouvez pas aller à Stuttgart et trouver un bordel rempli de jeunes hommes de 18 ans. Les femmes n’achètent pas le corps des hommes", nous affirme encore Kathleen Richardson.

    Ian Yeoman et Michelle Mars de l'université Victoria de Wellington ont publié un rapport intitulé "Robots, men and sex tourism" (2012). Ils prédisent que d’ici l’année 2050, le fameux Red Light District d’Amsterdam possèdera autant de robots féminins que de femmes. Pas d'hommes. "Le choix de la représentation sera très largement déterminé par le choix de la demande sur le marché", écrit la Foundation for Responsible Robotics (FRR), un observatoire fondé par deux professeurs américains, qui a publié un rapport à la fois accessible et complet sur les robots sexuels ("Our sexual future with robot", 2017, en PDF complet et gratuit).

    "L'existence de centaines de milliers de prostituées autour du monde et une industrie pornographique à plusieurs milliards n’a jamais mis un terme aux viols"

    Les défenseurs des robots et poupées sexuelles affirment également que, lorsqu’ils seront de meilleures factures, ces objets pourraient signer la fin de la prostitution et aider les délinquants sexuels à se rediriger leurs pulsions. Un mal pour un bien, en somme. En 2007, c’était aussi l’opinion de David Levy, maître international du jeu d’échecs, auteur et chercheur en intelligence artificielle qui fut le premier à publier un essai complet sur le sujet. Dans "Love and Sex with Robots", où il écrit que "l’amour avec les robots sera aussi normal que l’amour avec les humains", il souligne également que "beaucoup de personnes socialement inadaptées, à la marge ou pire, pourraient [grâce aux robots] trouver un meilleur équilibre".

    La FRR a analysé l’ensemble de ces arguments – pour et contre – et assure "qu’il n’y a pas d’études empiriques prouvant" que les robots aideraient à tempérer les ardeurs des délinquants sexuels. Concernant le proxénétisme, ils concluent en déclarant n’avoir trouvé "aucune indication prouvant que les robots vont mettre un terme à la prostitution ou au trafic d’êtres humains durant notre investigation ou nos sondages".

    Meghan Murphy, journaliste et militante féministe canadienne, rédactrice en chef du site Feminist Current, écrivait également ces mots très justes : "Il est irrationnel de croire qu’offrir à des hommes quelque chose qui ressemble physiquement à une femme (…) pour les battre et les violer va décourager les hommes de considérer les femmes comme des objets (…). Comme nous le savons, l’existence de centaines de milliers de femmes prostituées autour du monde et une industrie pornographique à plusieurs milliards n’a jamais mis un terme aux viols ou à la maltraitance."

    TEDx Talks

    Le corps et l’esprit

    Les histoires d’hommes nous disent quelque chose sur les rapports de domination qui ont cours dans notre monde. Celles d'hommes remplaçant leur femme par des robots nous disent quelque chose sur notre société. Le robot Frigid Farah, issu de la gamme Roxxxy commercialisée par la société américaine TrueCompanion depuis cette année est programmé pour être "timide et réservée". Sur le site de l’entreprise, il est écrit que si on la touche "dans des zones privées, il est fort probable qu’elle n’apprécie pas vos avances". Dans le New York Times, l’auteure féministe britannique Laura Bates affirme qu’il s’agit d’un robot programmé pour être réticent, et ainsi pouvoir être violé. Nous n’en sommes pas loin.

    Considérée comme un sujet "à la marge", la robotique sexuelle est purement liée à l’intimité des rapports humains. L'utilisation de ces objets, si l'on admet que le marché va continuer à prendre de l'ampleur avec l'évolution de la technologie, érotise et démocratise, normatise le viol, la violence sexuelle, la domination des uns et la soumission des autres. Les robots sexuels ne sont alors que des objets perpétuant l'idée que l'homme peut abuser sexuelle de la femme.

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    Quand les robots sexuels auront envahi le monde
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    Gremlin/Getty Images
    Benjamin BRUELTech & businessDroit des robotsRobotiqueÉgalité hommes-femmesDroits des femmesFéminismeIntelligence artificielleProstitutionmash-fr242Samedi, janvier 20, 2018 - 16:002893Avec les progrès de la robotique molle et de l'IA, les robots sexuels pourraient bientôt parvenir à un réalisme saisissant. Quelles en seront les conséquences ? Dans la lutte pour l'égalité hommes-femmes, elles pourraient être désastreuses.0.64569513028366,0.62869593772244,0.60128524660719,0.59353835667942,0.58792650923801,0.58374271572419,0.58074971708822,0.5784552077109,0.57731552501649,0.57572893363497,0.58892248931171,0.58516464078417,0.58242740325383,0.57423962280192,0.61792399217501,0.60841385339665,0.60179427235261,0.59626647708387,0.592214856944,0.58870479325324,0.58870479325324,0.58679199805647,0.5843609453531,0.58258367892854,0.58119151643868,0.5798409481423,0.57788863043974,0.57768366308467,0.57651327809875,0.57605663248408,0.57548303321213,0.57504413595451,0.57466517402829,0.5743607014263,0.57672160406471,0.57618715946631,0.57611105926055,0.57575460291669,0.57538488858335,0.57501586509223,0.57482123008513,0.57469035323335,0.57453892125302,0.60254613220737,0.60254613220737,0.60092056068577,0.59612036257429,0.5942055142784,0.5942055142784,0.5942055142784facebook|:|http://mashable.france24.com/tech-business/20180119-robot-sexuel-poupees-prostitution-realdolls|*|twitter|:|http://mashable.france24.com/tech-business/20180119-robot-sexuel-poupees-prostitution-realdolls|*|googleplus|:|http://mashable.france24.com/tech-business/20180119-robot-sexuel-poupees-prostitution-realdolls|*|linkedin|:|http://mashable.france24.com/tech-business/20180119-robot-sexuel-poupees-prostitution-realdolls|*|whatsapp|:|http://mashable.france24.com/tech-business/20180119-robot-sexuel-poupees-prostitution-realdolls|*|email|:|http://mashable.france24.com/tech-business/20180119-robot-sexuel-poupees-prostitution-realdolls